Les 3 Suisses s’intéresseraient à Quelle la Source

23 février 2010

Selon Fashion-Dailynews, les 3 Suisses auraient déposé une offre de reprise de Quelle.

C’est à lire ici.


La VPC se meurt… Vive le e-commerce ?

26 décembre 2008

Le titre de La Voix du Nord de samedi est éloquent : au pays de la vente par correspondance, comme on ne dit plus, rien ne va plus ! Vendredi, le Figaro pronostiquait environ 400 suppressions de postes aux 3 Suisses en 2009, le lendemain, La Voix du Nord en annonce 750, tout en précisant que la décision tombera en février, de quoi alimenter les rumeurs et peut-être, laisser monter les chiffres.

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Mais pourquoi ? Les vépécistes historiques étaient les mieux armés pour aborder les mutations de la société du e-commerce. Face à des débutants qui n’y connaissaient pas grand chose, ils maîtrisaient parfaitement les fichiers, la logistique, la relation client… Ils devaient « juste » adapter leur outil, une énorme brique de plus de 1000 pages, aux nouveaux comportements des acheteurs.
Aujourd’hui, qu’on regarde du côté de La Redoute ou du côté des 3 Suisses, c’est l’échec.
Des investissements colossaux ont été réalisés (dont quelques participations pharaoniques au temps de la bulle internet, il faut le dire), des recherches imaginatives ont contribué à l’évolution des « big books », ces gros catalogues beaucoup trop lourds pour l’ère du commerce à haut débit : rien n’y a fait.
Et si actuellement les mesures envisagées visent en particulier les centres d’appel devenus en grande partie inutiles au moment où 40% des commandes sont passées par Internet, elles risquent fort d’être suivies d’autres plans drastiques, car les plateaux téléphone ne sont que le symbole le plus immédiatement visible de la crise que vivent à peu près tous les vépécistes traditionnels.
Si on y regarde de plus près, on voit bien que ce qui est en cause, ce n’est pas simplement un problème d’ajustement des infrastructures, c’est l’existence même du « big book » et les conséquences qu’il implique : il faut de 6 à 9 mois pour réaliser de tels monstres, alors qu’un site internet peut ajuster en permanence son offre non seulement en fonction de la demande, mais aussi en fonction de la disponibilité de tel ou tel gamme ou produit.
Ce qui est en jeu ici, ce n’est donc plus simplement la mutation d’un big book vers quelque chose de plus maniable, c’est toute la logique d’achats et de vente qui, plutôt que de partir d’une collection pensée très en amont, sourcée en Chine ou ailleurs (avec toutes les difficultés de réassort qu’on imagine) devrait bien mieux s’appuyer sur l’offre disponible chez les fabricants et grossistes.
À ce prix-là, la consommatrice sera sans doute contente : un choix suffisamment large, des produits tous livrables immédiatement, et un bon prix « par nature », puisque l’Intenet est le lieu par excellence de la confrontation des prix… Mais voilà, c’est un autre métier…

Et d’ailleurs, à regarder les exploits des « pure players », on est en droit de se poser quelques questions complémentaires. Car la plupart d’entre eux, c’est de notoriété publique, ne sont pas rentables. Et le jeu qui consiste à perdre de l’argent pour gagner des parts de marché n’a tout de même qu’un temps. Alors… Si les e-commerçants, nouveaux champions de la vente à distance, ne font pas mieux que leurs ancêtres de la VPC (pour des raisons sans doute un peu différentes), il y a un autre problème, et la bulle Internet n’a peut-être pas fini d’éclater.