Salon de Lille : le match VAD vs. e-Commerce

16 octobre 2009
Comme d'habitude, le Salon VAD s'est tenu à Lille Grand Palais

Comme d'habitude, le Salon VAD s'est tenu à Lille Grand Palais

Exposants et organisateurs s’en cachent plus ou moins, mais tous étaient assez inquiets à la veille de l’ouverture du salon de Lille.

Salon historique, ayant eu pendant longtemps une réelle originalité et une véritable légitimité, il se trouvait cette année dans une position délicate. La crise économique internationale s’ajoutant à la crise de mutation que connaît la Vente à distance, il risquait fort de perdre à la fois son aura et son efficacité.

Qu’en est-il exactement et que nous réserve l’avenir ?

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Ils nous avaient promis un supermarché en 3D !

20 février 2009

Aujourd’hui, nous rouvrons le N° d’avril-mai 2008 de e-commerce.
Nous avions à l’époque été très attirés par ce titre de la page 64 :

« Shoppinglife.fr, l’e-commerce en 3D »

En avril dernier, on nous promettait la plus belle des galeries marchandes...

En avril dernier, on nous promettait la plus belle des galeries marchandes...

Ah ! La 3D, le rêve de tout e-commerçant, je suppose… Dans l’article, et photos à l’appui, on nous promettait pour la fin de l’année une superbe galerie marchande réunissant 200 enseignes.
Hélas, quand nous avons voulu visiter cette superbe galerie marchande…

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Forum e-marketing : cette année, le nouveau marketing n’a pas inventé grand chose !

30 janvier 2009

Disons-le tout net : le forum e-marketing ne nous a pas donné l’impression d’apporter d’information nouvelle ou fondamentale sur le métier.

Certes, les conférences sont toujours assez bien remplies. Mais, dans l’une de celles auxquelles j’ai participé, Tanguy Lesselin, fondateur de Sokoz, a fait un petit test à main levée : 20% d’utilisateurs B2C, à peu près autant en B2B… Les autres, des touristes ? Ou peut-être ce marais d’entreprises qui ne parviennent pas encore à trouver la bonne façon d’être présentes sur Internet de façon rentable. Des prudents qui préfèrent voir un compte d’exploitation prévisionnel réaliste plutôt que de superbes maquettes en Web 2.0 (Dieu que le monde est joli, vu par cette lorgnette !) Bref, beaucoup de néophytes plus ou moins ignares, et plutôt plus que moins.

En ce sens, le Forum joue son rôle de formateur, ce n’est pas rien. Reste à savoir si les exposants y trouveront leur compte… À constater la rusticité des stands, on se dit en tout cas que l’Internet n’est peut-être pas tout près de l’Eldorado.

La conférence la plus intéressante à laquelle j’ai assisté est celle qu’animait Pascal Gauthier de Criteo, avec David Edouart, responsable marketing E-commerce de 3 Suisses sur le filtrage collaboratif et ses conséquences en matière de cross et up-selling.

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Sourire, Bonjour, Aurevoir, Merci et autres gentillesses…

14 janvier 2009

Comme nous le supposions dans un précédent post, ce n’est pas parce que la VAD traditionnelle se meurt doucement que le e-commerce triomphe sur tous les fronts…
Il se confirme que France Telecom essaye de se débarrasser d’Alapage  qui perd environ 20 millions d’euros par an et au vu des premières statistiques qui tombent sur la période de fin d’année il n’y a pas de quoi pavoiser du côté du e-commerce américain (ebizzness.info du 6 janvier).

Peut-être serait-ce le moment pour les champions de la « nouvelle vente à distance » d’aller fouiller dans les placards de la « vieille vente par correspondance » : n’y aurait-il pas quelques bonnes recettes à conserver en ce qui concerne la gestion de la relation  clients ?

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La VPC se meurt… Vive le e-commerce ?

26 décembre 2008

Le titre de La Voix du Nord de samedi est éloquent : au pays de la vente par correspondance, comme on ne dit plus, rien ne va plus ! Vendredi, le Figaro pronostiquait environ 400 suppressions de postes aux 3 Suisses en 2009, le lendemain, La Voix du Nord en annonce 750, tout en précisant que la décision tombera en février, de quoi alimenter les rumeurs et peut-être, laisser monter les chiffres.

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Mais pourquoi ? Les vépécistes historiques étaient les mieux armés pour aborder les mutations de la société du e-commerce. Face à des débutants qui n’y connaissaient pas grand chose, ils maîtrisaient parfaitement les fichiers, la logistique, la relation client… Ils devaient « juste » adapter leur outil, une énorme brique de plus de 1000 pages, aux nouveaux comportements des acheteurs.
Aujourd’hui, qu’on regarde du côté de La Redoute ou du côté des 3 Suisses, c’est l’échec.
Des investissements colossaux ont été réalisés (dont quelques participations pharaoniques au temps de la bulle internet, il faut le dire), des recherches imaginatives ont contribué à l’évolution des « big books », ces gros catalogues beaucoup trop lourds pour l’ère du commerce à haut débit : rien n’y a fait.
Et si actuellement les mesures envisagées visent en particulier les centres d’appel devenus en grande partie inutiles au moment où 40% des commandes sont passées par Internet, elles risquent fort d’être suivies d’autres plans drastiques, car les plateaux téléphone ne sont que le symbole le plus immédiatement visible de la crise que vivent à peu près tous les vépécistes traditionnels.
Si on y regarde de plus près, on voit bien que ce qui est en cause, ce n’est pas simplement un problème d’ajustement des infrastructures, c’est l’existence même du « big book » et les conséquences qu’il implique : il faut de 6 à 9 mois pour réaliser de tels monstres, alors qu’un site internet peut ajuster en permanence son offre non seulement en fonction de la demande, mais aussi en fonction de la disponibilité de tel ou tel gamme ou produit.
Ce qui est en jeu ici, ce n’est donc plus simplement la mutation d’un big book vers quelque chose de plus maniable, c’est toute la logique d’achats et de vente qui, plutôt que de partir d’une collection pensée très en amont, sourcée en Chine ou ailleurs (avec toutes les difficultés de réassort qu’on imagine) devrait bien mieux s’appuyer sur l’offre disponible chez les fabricants et grossistes.
À ce prix-là, la consommatrice sera sans doute contente : un choix suffisamment large, des produits tous livrables immédiatement, et un bon prix « par nature », puisque l’Intenet est le lieu par excellence de la confrontation des prix… Mais voilà, c’est un autre métier…

Et d’ailleurs, à regarder les exploits des « pure players », on est en droit de se poser quelques questions complémentaires. Car la plupart d’entre eux, c’est de notoriété publique, ne sont pas rentables. Et le jeu qui consiste à perdre de l’argent pour gagner des parts de marché n’a tout de même qu’un temps. Alors… Si les e-commerçants, nouveaux champions de la vente à distance, ne font pas mieux que leurs ancêtres de la VPC (pour des raisons sans doute un peu différentes), il y a un autre problème, et la bulle Internet n’a peut-être pas fini d’éclater.