Chers mots-clefs

13 janvier 2012

Le Journal du Net publie la liste des mots-clefs les plus chers sur Google Adwords (chiffres de septembre 2011).

La surprise vient du premier, vainqueur absolu avec un CPC de… 66,47 € ! Il s’agit du mot « encre », plus de deux fois plus cher que son suivant immédiat !

Vous serez moins étonné quand vous aurez calculé que l’encre de votre imprimante jet d’encre personnelle vous coûte entre 500 et 1 600 € le litre !

Autre information qui, elle, n’est pas vraiment une surprise : 12 des 20 mots-clefs les plus chers concernent le rachat de crédit. Incontestablement un signe des temps…


La dictature de l’objet

5 octobre 2009

La rédaction de l’objet d’un e-mail est un art mineur, certes, mais dont la pratique demande le respect de quelques règles simples :

- N’utilisez pas de point d’exclamation ;

- N’utilisez pas de point d’interrogation ;

- N’utilisez pas de points de suspension ;

- Évitez naturellement tous les mots contenant le triolet « sex » (oui, je sais,  n’écrit pas tous les jours un mail sur le sextuple champion du monde de pétanque, ni à destination des sexagénères) ; mais vous devriez éviter aussi les formules du genre : « les excellents résultats de ma méthode », parce que, malgré l’espace entre le s et le ex les machines à chasser les spams repèreront sûrement le message subliminal qui vous avez caché…

- Par prudence, vous avez également intérêt à ne pas utiliser de caractères accentués : ils ont tendance à se coincer dans les tuyaux et à parvenir tout déformés chez vos destinataires :

- Naturellement, faites court ! Pas plus de 60 signes. J’ai même lu dans le numéro de septembre de Marketing Direct qu’un bon objet devait faire 8 mots maxi… Et qu’il fallait placer les mots importants au début ! Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, quand j’écris 8 mots, j’en utilise assez peu de « pas importants ». Sauf bien sûr, à transformer le titre de ce billet en quelque chose comme « Dictature objet [la de l']«  !

Bref, écrire le sésame qui fera lire votre e-mail est finalement beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense. Et dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les taux d’ouverture soient si faibles.

Allez ! Si le sujet vous intéresse, reparlons-en au salon de la VAD, nous serons sur le stand E 25. À bientôt !

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Design ou fonctionnel ?

30 décembre 2008

Voici une question qui évoque bien des débats rencontrés à l’agence lors de nos réunions de présentation interne de maquettes!

Mais cette question peut également se poser entre agence et client, qui ne partagent pas toujours les mêmes points de vue.
Pourtant l’objectif principal est bien le même : faire en sorte que le message conçu soit rentable, et cela se traduit davantage par la clarté du message et la visibilité des informations clés : offre promo, call to action, que par des considérations “j’aime/j’aime pas”.

En matière de sites web, les questions sont exactement les mêmes qu’en print, mais étant donné l’espace de prise de parole restreint si l’on considère la zone de prévisualisation, il y a fort à parier que les échanges et arbitrages s’annoncent musclés pour trancher sur le mode de navigation du site, le look de la page d’accueil, ou encore la hiérarchie des informations ou leur emplacement.
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A ce sujet, je recommande vivement la lecture de : “ Je ne veux pas chercher” de Steve Krug* (édité en France chez Pearson). Cet ouvrage traite notamment des principales questions visant l’optimisation de la navigation sur les sites web.
Il s’adresse tant aux novices qu’aux utilisateurs avertis, traitant les thèmes abordés de façon très didactique, illustrée, et pleine de bon sens!

Pour vous aider à trancher sur la question posée, et au risque de déplaire à quelques créas, je retiens principalement les enseignements suivants :

  • Conformez-vous aux conventions de navigation (emplacement du logo, onglets de navigation, panier d’achat…)
  • Élaguez l’inutile une fois, deux fois, trois fois si nécessaire afin de ne retenir que le strictement nécessaire et dégager l’essentiel,

Concrètement, Steve Krug propose un test non sans intérêt afin d’évaluer la conception d’un site : Posez-vous les questions suivantes à partir de n’importe quelle page du site web étudié :

  • De quel site s’agit-il et que propose-t-il?
  • Sur quelle page êtes-vous?
  • Quelles sont les principales sections du site?
  • Quelles sont les différentes actions possibles?
  • Comment effectuer une recherche?

Allez-y, testez vos sites favoris, et vous serez surpris!

  • Sur les questions liées à l’ergonomie, on peut voir aussi le cours « Interface homme machine » des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur. Ça date de 2004, mais on y trouve plein d’informations utiles !
  • Quant au site de Steve Krug, il se trouve ici.


* Publié par Campus Press, titre original “
Don’t Make Me Think


Mots-clef et référencement naturel

23 décembre 2008

On a un peu trop tendance à l’oublier : La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a, et Google ne peut digérer que l’information qu’on lui donne…

C’est vrai, entre autres, en matière de mots-clefs quand vous cherchez à améliorer le référencement naturel de votre site. L’outil Google Adwords permet de tester des mots-clefs et de trouver, à partir d’un mot clef racine, un ensemble de mots-clefs périfériques plus ou moins pertinents et adaptés à votre recherche.

Dans un certain nombre de cas, c’est un outil assez productif. Mais cette restitution d’items plus ou moins adaptés, souvent très volumineuse, n’est pas toujours idéale.

C’est en particulier le cas quand on cherche à référencer un produit issu d’une démarche d’innovation (ou dont les usages sont nouveaux et visent une typologie de clients qui s’écarte de la tradition.)

Le risque dans ce cas-là est de proposer à Google Adwords un mot-clef racine moins pertinent qu’il n’en a l’air. Au cours du process de mise au point, le produit a pu prendre des appellations “maison” qui font plus référence à la technique de production qu’à l’appellation spontanée que pourrait lui donner un client utilisateur. Ces appellations maison peuvent se révéler peu efficaces en terme de communication.
Il faudrait dans ce cas réfléchir de façon inverse et se demander : “quelle question mon prospect est-il susceptible de se poser qui puisse le mener logiquement à mon produit ? Quel nom les utilisateurs sont-ils susceptibles de lui donner ?” La réponse n’est pas forcément évidente.
- Rien n’empêche de prendre le temps d’enquêter auprès d’un petit échantillon de prospects déjà identifiés en leur demandant de définir l’univers dans lequel ils placent votre nouveau produit.
- Une autre précaution consiste à analyser les mots-clefs pré-sélectionnés : sont-ils associés au mode de production ? Ont-ils été suggérés par le bureau d’études ou les services techniques ? Font-ils référence à des produits connus pour un usage tout à fait différent de celui qu’on cherche à promouvoir ? Dans tous ces cas, la prudence s’impose : n’oublions pas de toujours donner à nos recherches de mots-clefs une orientation “client” ! Dans bien des cas on s’apercevra qu’il y aura intérêt à privilégier des mots assez différents de ceux qui avaient d’abord été envisagés.

Enfin, si vous cherchez à référencer un produit vraiment nouveau, vous vous heurterez parfois à une quasi absence de mots-clefs adaptés. Dans ce cas, prenez soin de communiquer sur votre produit en utilisant le même vocabulaire que celui que vous avez utilisé pour votre référencement, et faites évoluer le contenu de votre site et de ses balises en fonction du vocabulaire réellement utilisé par les premiers clients. Ce sera la meilleure façon d’obtenir une bonne visibilité au cours de la commercialisation du produit.