La rédaction de l’objet d’un e-mail est un art mineur, certes, mais dont la pratique demande le respect de quelques règles simples :
- N’utilisez pas de point d’exclamation ;
- N’utilisez pas de point d’interrogation ;
- N’utilisez pas de points de suspension ;
- Évitez naturellement tous les mots contenant le triolet « sex » (oui, je sais, n’écrit pas tous les jours un mail sur le sextuple champion du monde de pétanque, ni à destination des sexagénères) ; mais vous devriez éviter aussi les formules du genre : « les excellents résultats de ma méthode », parce que, malgré l’espace entre le s et le ex les machines à chasser les spams repèreront sûrement le message subliminal qui vous avez caché…
- Par prudence, vous avez également intérêt à ne pas utiliser de caractères accentués : ils ont tendance à se coincer dans les tuyaux et à parvenir tout déformés chez vos destinataires :
- Naturellement, faites court ! Pas plus de 60 signes. J’ai même lu dans le numéro de septembre de Marketing Direct qu’un bon objet devait faire 8 mots maxi… Et qu’il fallait placer les mots importants au début ! Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, quand j’écris 8 mots, j’en utilise assez peu de « pas importants ». Sauf bien sûr, à transformer le titre de ce billet en quelque chose comme « Dictature objet [la de l']« !
Bref, écrire le sésame qui fera lire votre e-mail est finalement beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense. Et dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les taux d’ouverture soient si faibles.
Allez ! Si le sujet vous intéresse, reparlons-en au salon de la VAD, nous serons sur le stand E 25. À bientôt !
